En novembre, le mouvement Movember invite les hommes à parler plus librement de leur santé. Parmi les sujets que beaucoup n’osent pas aborder figure la gynécomastie, c’est-à-dire l’augmentation du volume de la poitrine chez l’homme. Elle peut être source de gêne au quotidien : à la plage, au sport, ou simplement en tee-shirt. Une opération existe pour la corriger. Voici comment elle se déroule, combien de temps prévoir pour récupérer, et quels sont les risques à connaître avant de se décider.
Qu’est-ce que la gynécomastie et d’où vient-elle ?
La gynécomastie correspond à un excès de volume de la poitrine masculine. Cet excès peut être :
- glandulaire : c’est la glande mammaire elle-même qui s’est développée ;
- graisseux : il s’agit surtout d’un excès de graisse, on parle alors parfois de pseudo-gynécomastie, fréquente en cas de surpoids ;
- mixte : glande et graisse sont toutes deux en cause, parfois avec un excès de peau.
Chez l’adulte, la cause reste souvent inconnue. Un déséquilibre hormonal est fréquemment en jeu, et certains médicaments, produits dopants (comme les stéroïdes anabolisants), l’alcool ou des drogues peuvent la favoriser. Selon les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), une augmentation de volume d’un seul côté peut, dans de rares cas, révéler une autre maladie du sein : c’est l’une des raisons pour lesquelles un bilan médical est indispensable avant toute chirurgie.
Quels examens avant l’opération ?
Avant d’envisager la chirurgie, il faut identifier la cause. Si un médicament ou un trouble hormonal est en cause, un traitement médical est d’abord envisagé. Le bilan comprend en général :
- une échographie mammaire, qui permet de savoir si l’excès est glandulaire ou graisseux ;
- un bilan sanguin préopératoire ;
- selon les cas, un avis endocrinologique pour rechercher un déséquilibre hormonal.
Il est aussi demandé d’arrêter le tabac (cigarette et vapotage) plusieurs semaines avant l’intervention, ainsi que l’aspirine et les anti-inflammatoires selon les consignes du chirurgien. Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’arrêt du tabac avant une opération.
Comment se déroule l’opération ?
L’intervention se fait le plus souvent sous anesthésie générale et dure en moyenne une à deux heures. La technique dépend du type de gynécomastie :
- si l’excès est graisseux, le chirurgien réalise une liposuccion de la zone ;
- si l’excès est glandulaire, il retire la glande par une petite incision autour de l’aréole, souvent en complément d’une liposuccion ;
- en cas d’excès de peau important, un retrait de peau peut être nécessaire, avec des cicatrices plus étendues.
Un pansement compressif est posé en fin d’intervention, parfois avec des drains pendant les premiers jours si le volume retiré est important.
Récupération : gaine, travail et sport
Les suites varient selon l’étendue de l’intervention et les habitudes de chaque équipe. Voici les repères le plus souvent donnés :
- La gaine (ou gilet) de compression : elle se porte jour et nuit pendant au moins un mois ; certaines équipes la recommandent jusqu’à trois mois.
- Le travail : selon les HUG, il faut compter au minimum une semaine de repos, et deux à trois semaines d’arrêt selon le métier, notamment s’il implique des efforts physiques.
- Le sport : une reprise douce est possible à partir de la troisième semaine pour le bas du corps selon nos consignes ; les exercices qui sollicitent les pectoraux et le port de charges lourdes sont à éviter plus longtemps, avec une reprise progressive vers la sixième semaine selon les HUG.
- Le soleil : les cicatrices doivent être protégées pendant plusieurs mois.
Le changement de silhouette se voit dès les premières semaines, mais l’œdème met du temps à se résorber : l’aspect définitif se dessine vers le troisième mois, et il faut environ un an pour apprécier le résultat final. Il varie d’une personne à l’autre.
Quels sont les risques ?
Comme toute chirurgie, la cure de gynécomastie comporte des risques, que votre chirurgien vous présente lors de la consultation. Les principaux sont :
- un hématome (saignement), qui peut nécessiter une nouvelle intervention ;
- une infection ou un retard de cicatrisation ;
- des cicatrices épaissies ou élargies ;
- une asymétrie, un léger creux sous l’aréole ou un excès de peau persistant ;
- une modification de la sensibilité de l’aréole et du mamelon.
Des ecchymoses, un gonflement et une sensation de tension sont normaux les premières semaines. Une récidive est rare, mais possible si une cause hormonale n’a pas été traitée : d’où l’importance du bilan initial.
Se faire opérer d’une gynécomastie à Tunis
À Tunis, la gynécomastie est réalisée par les chirurgiens partenaires de Séjour Médical, dont le Dr Chenoufi et le Dr El Fatmi. Le séjour dure 5 nuitées / 6 jours : 2 nuitées à la clinique AMEN, puis 3 nuitées en hôtel 5 étoiles en pension complète. Le forfait comprend l’accueil à l’aéroport par une équipe francophone, les transferts, les consultations pré et postopératoires, l’intervention et le suivi qualité sur 12 mois.
Selon notre page Tarifs, la gynécomastie est proposée à 1 900 € à Tunis et à 2 300 € au Maroc. Les examens préopératoires peuvent être réalisés près de chez vous avant le départ. Pour étudier votre situation avec une conseillère, vous pouvez faire une demande de devis express.
FAQ
La gynécomastie peut-elle disparaître sans opération ?
Cela dépend de sa cause. Une gynécomastie liée à un médicament ou à un déséquilibre hormonal peut régresser si la cause est traitée. Une perte de poids peut réduire une gynécomastie graisseuse. Un bilan médical permet de savoir si la chirurgie est nécessaire.
L’opération de la gynécomastie laisse-t-elle des cicatrices ?
Oui. Les incisions sont le plus souvent placées sur le pourtour de l’aréole, une zone discrète. Elles s’estompent généralement au fil des mois, avec une évolution qui varie d’une personne à l’autre. En cas de retrait de peau, les cicatrices sont plus étendues.
Combien de temps porter la gaine après une gynécomastie ?
Au moins un mois, jour et nuit, et parfois jusqu’à trois mois selon les équipes. Suivez la durée indiquée par votre chirurgien.
Quand peut-on reprendre la musculation après une gynécomastie ?
Les exercices sollicitant les pectoraux et le port de charges lourdes sont à éviter pendant la cicatrisation. Une reprise progressive est généralement envisagée autour de la sixième semaine, avec l’accord du chirurgien.








