Chaque année à la rentrée, la même question revient sur les forums comme dans les recherches Google : « Je perds beaucoup de cheveux en ce moment, est-ce normal en automne ? ». La réponse est souvent rassurante, mais pas toujours. Voici comment distinguer une chute saisonnière passagère d’une perte de cheveux qui s’installe, et dans quels cas une greffe peut, ou non, être envisagée.
Perdre plus de cheveux en automne : un phénomène courant
Le cheveu suit un cycle en trois temps : une phase de croissance de plusieurs années, une courte phase de transition, puis une phase de repos (dite télogène) de quelques mois, à la fin de laquelle il tombe pour laisser la place à un nouveau cheveu. En temps normal, on perd environ 50 à 100 cheveux par jour, selon l’Académie américaine de dermatologie, sans que cela se voie.
Les dermatologues observent souvent une chute plus marquée en fin d’été et à l’automne : une partie des cheveux entre en phase de repos en même temps, puis tombe quelques semaines plus tard. Cette « mue » saisonnière dure en général quelques semaines, et les cheveux repoussent ensuite.
Les signes qui doivent amener à consulter
Une chute saisonnière est diffuse et temporaire. Certains signes orientent plutôt vers une autre cause et justifient un avis médical :
- une chute abondante qui dure plus de deux à trois mois ;
- des zones dégarnies localisées, des plaques, ou des cheveux qui tombent par touffes ;
- un recul progressif des tempes ou un éclaircissement du sommet du crâne, qui évoquent une alopécie androgénétique ;
- des démangeaisons, des rougeurs ou des pellicules épaisses sur le cuir chevelu ;
- une fatigue inhabituelle, une perte de poids ou d’autres symptômes associés.
Votre médecin traitant ou un dermatologue peut rechercher une cause précise : carence en fer, trouble de la thyroïde, suites d’une maladie avec fièvre, stress important, accouchement récent ou changement de traitement. Ce type d’épisode, appelé effluvium télogène, se résorbe généralement en quelques mois une fois la cause identifiée.
Chute saisonnière ou alopécie : ce que change le diagnostic
La distinction est essentielle, car une greffe de cheveux ne traite pas une chute passagère. Elle consiste à déplacer des follicules d’une zone donneuse (généralement l’arrière et les côtés du crâne, où les cheveux résistent mieux à l’alopécie androgénétique) vers les zones dégarnies. Elle s’adresse donc surtout aux personnes qui ont une calvitie installée et relativement stabilisée, avec une zone donneuse suffisante.
Dans une chute saisonnière ou un effluvium télogène, les follicules ne sont pas détruits : les cheveux repoussent d’eux-mêmes, et une greffe n’aurait pas de sens. Dans une alopécie androgénétique encore évolutive, un traitement médical peut être discuté avec un dermatologue, avant ou en complément d’une éventuelle chirurgie.
Quand une greffe de cheveux peut-elle se discuter ?
Une greffe s’envisage lorsque la perte de cheveux est ancienne, que son évolution a été évaluée et que la zone donneuse permet de prélever assez de greffons. L’étude du dossier se fait sur photos (face, profil, dessus et arrière du crâne, vue de trois quarts), et c’est le chirurgien qui valide ou refuse l’indication.
À Tunis, la greffe proposée par Séjour Médical est réalisée par le Dr Ouerghi, sous anesthésie locale, en technique FUE ou DHI. L’intervention dure entre 5 et 8 heures selon le nombre de greffons. Le forfait présenté sur notre page chirurgie capillaire à Tunis est de 2 290 €. Il comprend une consultation vidéo avant le départ, l’accueil par une équipe francophone dès l’aéroport, les transferts, les consultations pré et post-opératoires, l’opération (de 1 000 à 3 500 greffons), un pack de lotions post-opératoires, 3 nuitées en hôtel 5 étoiles en pension complète et un suivi qualité sur 12 mois.
Comme toute chirurgie, la greffe comporte des risques et des suites à connaître : gonflement du front et inconfort les premiers jours, croûtes, rougeurs, démangeaisons, folliculite, infection (rare), cicatrices sur la zone donneuse, et une densité finale qui varie d’une personne à l’autre. Les croûtes tombent vers le 10e jour en entraînant les cheveux greffés, ce qui est normal ; la repousse se fait ensuite progressivement et le résultat s’apprécie au bout d’un an environ. Pour le détail de ce calendrier, lisez notre article Greffe de cheveux : combien de temps avant de voir le résultat ?
Automne et hiver : une période pratique si la greffe est indiquée
Lorsque l’indication est posée, l’automne et l’hiver présentent quelques avantages pratiques. Après l’intervention, il faut éviter l’exposition au soleil pendant un mois, ce qui est plus simple en cette saison. Le sport et les relations sexuelles sont déconseillés pendant les 7 premiers jours, et il est recommandé de dormir sur le ventre la première semaine. La reprise du travail est possible après quelques jours, selon votre activité. Le port d’un bonnet ou d’une casquette se fait uniquement selon les consignes du chirurgien.
Pour savoir si votre situation relève d’une greffe, vous pouvez envoyer vos photos via notre devis express : le dossier est étudié par le chirurgien avant toute proposition.
FAQ
Combien de cheveux perd-on par jour normalement ?
Environ 50 à 100 cheveux par jour. Une chute plus importante pendant quelques semaines à l’automne est fréquente et ne signifie pas forcément le début d’une calvitie.
Les cheveux perdus en automne repoussent-ils ?
Dans la grande majorité des cas, oui. Si la chute dure plus de deux à trois mois ou laisse des zones dégarnies, il est préférable de consulter un médecin.
Peut-on faire une greffe pendant une période de forte chute ?
Mieux vaut attendre qu’un diagnostic soit posé. Une greffe ne traite pas une chute temporaire : le chirurgien évalue d’abord le type d’alopécie et la qualité de la zone donneuse.
Combien de temps dure le séjour pour une greffe à Tunis ?
Le séjour prévu est de 3 nuitées et 4 jours, consultations et intervention comprises.


